DARIEN ET SAN BLAS...
Bonjouratous,
7h30 du matin. J’ai rendez-vous a Albrook avec Solarte.
Albrook est un gros hub a l’ouest de Panama City, station de métro bien pratique, gare routière vers partout au Panama, énorme centre commercial et aéroport domestique (quelques vols internationaux de proximité).
Solarte est un panaméen embera de 36 ans. J’ai trouvé ses coordonnées dans un blog. Il va m’accompagner dans le Darien, dans son village d’origine, La Chunga.
Nous mettrons deux journées pour y aller.

Le Darien est une immense réserve naturelle inscrite au Patrimoine de l’UNESCO gérée par la communauté Embera. On ne peut vraiment pas y aller seul (il faut un permis, l’accès en son coeur est très difficile, si ce n’est impossible, il représente une coupure géographique avec le reste du monde, des traficants de tous ordres viennent s’y cacher et c’est un passage de migrants, les pauvres...). Déjà que ce ne doit pas être une sinécure d’être migrant, passer par le Darien est un enfer. La route qui mène de l’Alaska à l’Argentine, la Panamericana, transite naturellement par le Panama. Mais elle est interrompue au niveau du Darien sur 160 kms. Il n’y a, de ce fait, aucune voie terrestre entre le Panama et la Colombie de toute la frontiere qui fait 225 kms. Des peuples autochtones, les Emberas et les Wounaan, y ont établi des communautés et tentent d’y préserver leurs langues, cultures et traditions. Voilà pour le décor.

D’Albrook, nous prenons d’abord un bus pour Meteti, à l’entrée du Darien. Celà nous prend 7 heures pour parcourir les 250 kms. La route n’est pas toujours excellente, les travaux y sont nombreux et le bus s’arrête très fréquemment pour prendre et descendre des passagers. La Panamericana continue ensuite jusqu’à Yaviza, 50 kms plus loin, et elle s’arrête là. Reprise en Colombie. Meteti n’a d’intéressant que de disposer de deux hôtels. Nous y dormons a l’hôtel Aruba, correct, 30USD. Je me balade, rencontre des gamins, regarde les quelques églises, fermées. A ce propos, le culte semble être à l’américaine. Il y a des églises baptistes, des églises adventistes, des églises évangeliques... Ma mécréance m’oblige à avouer mon incompétence à discerner les différences, et ma non-envie à me renseigner. Je retrouve Solarte pour dîner. Lever à 5 heures. Au bas de l’hôtel je rencontre un couple de jeunes berlinois (25 et 27 ans) qui va compléter mon petit groupe d’excursion. Ils sont gentils, pas trop funs. Mes blagues à deux balles, genre brise-glace, tombent à l’eau. Plouf. Ils sont venus avec leur propre voiture jusque là. Taxi pour le petit port de Puerto Qimba (25 USD pour un petit parcours de quelques kms tout de même) où nous attendons la grande lancha à moteur qui va nous embarquer jusqu’au ponton de La Chunga. Nous faisons connaissance avec les germains. Solarte ne nous accompagne pas. Pas de touriste dans notre entourage.

L’intérêt du Darien est son accès difficile et long. Le tourisme de masse ne viendra pas y mettre son nez. Nous nous arrêtons rapidement à La Palma, village coloré accroché en bord de fleuve. Dommage qu’il n'y ait pas là d’hébergement. Je m’y serais bien arrêté pour plus d’authenticité, des photos. Nous entrons alors dans le petit fleuve Sambu jusqu'à ce fameux petit ponton de La Chunga où nous attend Jorge, neveu de Solarte. De tout mon passage à La Chunga, je n’ai rien compris des liens familiaux entre tous ! L’entrée dans le coeur du sujet est immédiat. On nous fournit des bottes de caoutchouc (rubber boots). C’est obligatoire... On dirait qu’ça t’gêne de marcher dans la boue... Mes bottes sont un peu trop grandes. Au bout de cent mètres à peine, mon corps va de l’avant, mais mes bottes demeurent plantées au sol. Patatras et plouf. Les autres se retiennent de pouffer, cela va certainement leur arriver. Voilà mon pantalon bien baptisé (évangélisé ? adventisé ?). Et dans ces contrées, s'il n’y a pas de soleil, rien ne sèche. Nous arrivons au village après 500 metres de marche, assez étendu. 400 personnes y vivent, chaque famille (une cinquantaine) possède son territoire, quelques maisons bâties sur le même principe (toit de feuilles de palmier et bananier, plateau ouvert a l’étage sans cloison ni mur extérieur pour dormir et espace en rez-de-chaussée ouvert également avec table et stockage du bordel. Petite cabane pour douche et wc a l’écart.

La famille est accueillante, simple dans ses rapports et parle espagnol. A ce propos, la langue embera semble se perdre. Les jeunes ne la parlent plus, l’école se fait en espagnol. Les jeunes s’en vont aussi, espèrent aller à la ville, faire des études. N’y sommes nous pas pour quelque chose à aller exhiber notre bonne santé et notre portefeuille fourni ? Dans ma tête, et d’après quelques photos promotionnelles vues ici et là, je pensais que les habitants seraient vêtus de façon traditionnelle, petits pagnes, multiples bracelets entourant avant-bras et mollets, cheveux coupés au bol et dansant au son du yukulele ! Rien de tout ça naturellement. Rien de très propre et pourtant le linge sèche partout.

Premier jour, balade de 3 heures et demie. Jorge nous accompagne. Quelle chaleur et quelle moiteur ! Jorge nous accompagne. Heureusement l’allemand parle espagnol, sinon l’intérêt serait vraiment réduit. Quelques singes, des mono titis, quelques oiseaux perchés. On me montre, j’en vois effectivement un sur deux. On lève quelques pièges à crabes qui feront notre dîner. Miam. Grosses pattes rouges et carapace bleue. Nous sommes contents, même les jeunes, de retourner nous reposer au village. Nous y retrouvons une italienne, la quarantaine, très volubile qui est arrivée un jour avant nous et repartira de même. Elle a décidé de vivre maintenant a Buenos Aires où elle enseigne. Nous partageons le même plateau. Excellente compagnie. Elle parle couramment italien, espagnol, anglais et pas mal le francais.

Deuxième jour, longue balade dans la forêt primaire, plus de six heures en montées et descentes. Peu d'animaux encore si ce n’est des oiseaux sur leur branche que j’ai peine à voir. Des autoroutes de fourmis étonnantes qui transportent des tonnes de feuilles (à leur dimension) pour aller nourrir les champignons dont elles-mêmes vont de nourrir. Je me prend une écharde dans l’oeil. Ca fait un mal de chien Je vais traîner ça plusieurs jours. C’est d'abord totalement insupportable. Puis ça passe et ça revient. Ca s’en va et ça revient... Fermer l’oeil est un calvaire. Imaginez ma premiere nuit. Je deviens bougon, pas envie d'une infection, puis d’une ablation 😉. Il y aurait du réseau, je serais allé voir les prochains vols pour un rapatriement. L’italienne argentine regarde, me dit qu’il y a effectivement quelque chose mais qu’elle ne veut pas prendre le risque d’aller farfouiller avec ses gros doigts. Rutillo, frère de Solarte, me promet une « medicine locale ». Ca me plaît bien. J’avais compris que j’irais voir un rebouteux à Sambu, pirogue et compagnie. En fait on se contente de m’appliquer des compresses de feuilles macérées dans un jus savant. Autant danser la danse du gui ou uriner dans une viole de gambe ! J’ai un bâton à aller chercher a l’arrière de l'oeil et c’est tout lol. Ca finit par se réduire, la douleur avec... Je vais rester encore un peu.

Le troisième jour est un peu loupé. L’activité principale est l’attente. Je commence à trouver l’excursion bien chère (485 US$, sans compter les transports). Je me renseigne auprès des allemands. Ils ont réservé via airbnb (suis sulcul) et semblent avoir payé 100 US$ de moins que moi par personne. Je n’aime pas me faire avoir... Mais ça fait partie de la règle des voyages. Donc la partie de pêche prévue à 12h30, puis à 15h, tombe à l’eau car un habitant aurait pris la lancha sans prevenir ! Déjà que je suis bougon; je ne trouve pas ça très sérieux. Rutillo nous propose une balade d'une petite heure, de nuit, dans la forêt. Ce n’est pas si effrayant. A la lumière de nos loupiottes frontales, nous voyons des tarentules plus ou moins grosses, des micro grenouilles et autres grosses sauterelles. La forêt n’est pas calme la nuit.

Et il faut songer au retour. Lever trois heures du matin. Lancha dans le noir jusqu’au ponton. Nous voyons un crocodile. Il fut un temps où les habitants en eurent marre de se faire boulotter leurs enfants par les gros crocos. Des êtres sensibles ces emberas... Le gouvernement a alors donné l’autorisation de tuer ces reptiles aux mauvaises intentions. Aujourd’hui, il ne reste plus que des petits crocodiles et leur chasse est à nouveau interdite. Celui que nous avons vu faisait un mètre a peu près. La grosse lancha arrive dans le noir, nous y grimpons et faisons le chemin inverse jusqua Puerto Qimba. Les allemands ne me proposent pas de m’emmener dans leur voiture jusqu'à Panama City. Malédiction à leur descendance, sans limite de durée ! Dommage, j’aurais gagné quelques heures. Le bus va cahin-caha. A hauteur de l’aéroport Tocumen, dans les faubourgs de Panama City, il s’arrête. Problème de surchauffe. Tout le monde descend sans broncher. Heureusement le métro est là. Il faut acheter une carte (2 US$) et la recharger pour les trajets. Un peu compliqué à comprendre et trouver un kiosque qui n'est justement pas dans la gare, mais ça le fait. Le métro est très récent, le plus souvent aérien sur de gros piliers plantésau milieu de la route en contrebas, comme en Asie. Le contraste de population avec le Darien est saisissant. Population mélangée mais qu’on sent de la grande ville, minettes apprêtées et maquillées plongées dans leur smartphone.

Je reprend ma routine au Canova Hostal. Journée de transition. Au programme :
- Je donne mon linge à une lavanderia. Tout est trempé comme une serpillière. Ce n’est pas de pluie mais de sueur. Pour 6,50 US$, on me fait un service complet, quelle que soit la quantié.
- Achat dun laptop. Le mien, tombé en rade, m’avait bien contrarié. Clavier qwerty, configuration compliquée, tout écrit en espagnol... il faudra excuser les approximations.
- Achat de mon billet de bus pour Bocas del Toro dans quelques jours à Albrook.
- Déjeuner a Casco Vieja
- Visite du petit musée sur les molas (tissus brodés par les indiens Gunas), récent, chouette, entrée gratuite et climatisé. Que demande le peuple ?

On me demande souvent mon âge. Alors je pense aux Beatles...
When I get older, losing my hair
Many years from now...
...Will you still need me, will you still feed me
When I'm sixty-four...
Paul a maintenant presque 84 ans !
Petit point d’histoire :
A l’instar des Etats-Unis vis à vis des britaniques, les états d’Amérique du sud et d’Amérique centrale arrivèrent à revendiquer leur indépendance de la couronne espagnole. Le Panama s’est retrouvé inclus dans la « Grande Colombie », composée alors du Vénézuela, de la Colombie, de l’Equateur et du Panama actuels. La Grande Colombie s’est ensuite disloquée et, après d’autres revendications, le Panama est devenu réellement indépendant en 1903, sous la tutelle des Etats-Unis qui se sont octroyé, par traité, l’exclusivité de la construction du canal et une concession perpétuelle d’une bande de terre de 16 kms autour de la voie d’eau (Canal Zone), coupant géographiquement le pays en deux. Dans cette zone, la législation de Louisiane ségrégationniste est instituée et la monnaie nationale est indexée sur le dollar. En cas de trouble dans les affaires intérieures du pays, les Etats-Unis peuvent intervenir militairement. Dans les années 30, le peuple déjà bien « coloré », proteste contre le régime ségrégationniste et l’exploitation des ouvriers agricoles qui incarnent l’impérialisme nord-américain. Après la seconde guerre mondiale et une relative euphorie économique, c’est le bazar, et pas moins de 10 présidents plus ou moins populistes et corrompus se succèdent en 15 ans. A la fin des années 70, la question de rétrocession de l’exploitation du canal au Panama se pose (Jimmy Carter). Cette rétrocession sera effective en 1999. Mais les USA conservent un droit d’intervention militaire pour le bon fonctionnement du canal.
En 1984, le général Manuel Noriega (inféodé à la CIA) instaure un régile autoritaire basé sur la corruption, le blanchiment d’argent et toutes sortes de trafics. Noriega, après avoir annulé des élections qui ne lui étaient pas favorables, n’est plus copain avec les USA. Ces derniers finissent par envahir le Panama en 1989 avec 27.000 soldats, tanks, bombardiers, hélicoptères et toute la panoplie militaire disponible. 2.000 à 5.000 morts et disparus, notamment parmi les civils. Exfiltration et emprisonnement de Noriega jusqu’à sa mort. Pays ravagé. Le pays cherche depuis à retrouver un système démocratique digne mais est régulièrement entâché d’affaires de corruption (plusieurs ex-présidents jugés) et de blanchiment d’argent (Panama Papers...).

Rendez-vous entre 5h et 6h du matin devant mon hôtel. Pas le temps de m’impatienter, le chauffeur arrive à 4h58 (environ) et on va faire le ramassage du reste de la troupe. Direction l’archipel des San Blas côté Mer des Caraïbes. 2h30 de trajet jusqu’à Puerto Carti où attendent de multiples bateaux. La route respecte scrupuleusement les reliefs. Ce sont donc des montées et des descentes vertigineuses et des virages dignes d’un « grand 8 ». Les personnes fragiles ont intérêt à disposer d’un sac à vomi. Le mal de coeur, qui n’est pas ici synonyme de peine sentimentale, guette à tout moment. Et il faut payer : 30US$ pour le 4X4, 20US$ l’entrée du Comarca, 2US$ pour l’entrée au port, 25US$ pour la lancha qui amènera au bateau.
Car il s’agit bien d’une nouvelle Comarca, après celle du Darien. Celle-ci est conduite par le peuple Guna Yala, peuple de marins venus de Colombie. Le territoire s’étend sur 200 kms de côtes jusqu’à la Colombie, sur une quinzaine de kms en retrait de la côte.

Avec moi, il y a Jade, petit bout de nénette vibrionnante de 23 ans. Les parents de Jade sont français mais vivent depuis une vingtaine d’années à Sydney, Australie. Jade a la double nationalité. C’est son premier grand voyage en solo (plusieurs mois depuis le Mexique jusqu’au Brésil). Elle a une vraie graine de voyageuse en elle. Il y a aussi Léna, suissesse de 25 ans, gentille comme tout aussi, quoiqu’un peu plus compliquée et en recherche de confiance en elle-même. Nous ne sommes que trois alors que nous pourrions être huit sur cette excursion, et cela aurait été désastreux. J’aurais pu devoir partager ma couche avec un anonyme qui ronflerait plus fort que moi. Comme cela devient l’habitude, je me retrouve le « papy » d’un groupe. A ce sujet, je me pose des questions. Je ne rencontre quasiment plus de voyageurs solo de ma génération. Nous partons naviguer 3 jours dans un bout de l’archipel. Orlando, le capitaine argentin, 50 ans depuis quelques jours, et son fils de 25 ans, nous accueillent à bord du « Shakhira ». Le nom du bateau est étonnant, mais ça claque beaucoup mieux que si cela avait été le « Georgette Lemaire » !

Ce qui frappe immédiatement est le peu de hauteur des îles par rapport à la surface de l’eau. Elles étaient au nombre de 375 il y a 10 ans. Une centaine ont déjà disparu, englouties par la mer et sa montée inexorable. Orlando pronostique que, dans 50 ans, avec un peu de chance, il en restera une ou deux ! Aujourd’hui c’est magnifique. Nous avons la chance du vrai beau temps. Et les coups de soleil vont avec. Trois jours de glandouille, de chill, de bonne bouffe (Orlando est un cuistot hors pair), de baignades. Je regrette juste une chose, les sorties snorkeling sont passées à l’as... Chacun a la possibilité de mettre sa playlist. Nous sommes très partageurs. J’épargne le groupe de ma playlist « chansons françaises à texte ». Bide assuré ! Ma « playlist cool » fonctionne. Les jeunes sont autant méconnaissants des trucs de mon époque que moi des leurs. Le fils d’Orlando aime Pink Floyd. Zyva pour Pink Floyd.

L’eau est turquoise et chaque île et îlot est entouré de hauts-fonds sabloneux plus pâles. Ca ressemble au paradis marin. Sur certaines îles, plus courues, les bateaux s’arrêtent avant la langue sabloneuse et les passagers descendent et marchent vers le coeur de l’île, donnant l’impression de loin, d’une marche sur l’eau. Jésus, reviens !

Nous laissons les touristes du week-end partir et abordons, pour le coucher de soleil, un petit îlot de 100 m² maximum, comme à peu près tous, occupé par une famille qui y a installé sa maison, son petit bar et son étalage d’artisanat. Les enfants sont beaux, fins et viennent nous voir. Les voilà qui tripotent les téléphones comme n’importe quel gamin du monde entier maintenant, scrollent et s’esclaffent devant les vidéos Tiktok ! Anachronisme sur l’isthme.

Au petit matin, avant le réveil des autres, intallé sur le pont, je regarde deux pêcheurs sur leur barque, à une cinquantaine de mètres de nous. Pêche au fil tout simplement. Pëche miraculeuse absolument. Je plonge le fil, j’attends un peu, pas beaucoup, et je tire. Le poisson a mordu. Je mesure le degré de (mal)chance pour qu’un poisson, dans cette immensité d’eau, soit attrappé par une des deux lignes d’un pêcheur de cette barcasse... Je vois un dauphin qui ondule, un seul, et quelques bancs de poissons légers qui sortent en groupe au ras de l’eau et replongent de concert.

Le fils d’Orlando repartira bientôt en Argentine, finies les vacances/travail avec Papa. L’équipière habituelle d’Orlando, une suédoise de 23 ans partie en vacances de ski en Suisse, reprendra sa place. Jade, qui commence à être à court d’argent, va prendre un avion pour Sao Paulo, Brésil, où elle retrouvera des amis. Ce sera vraisemblablement sa dernière étape avant son retour en Australie. Léna, qui devait attrapper un vol pour Bocas del Toro, a décidé de prolonger son escapade marine d’une journée, et nous la laissons avec les argentins. Je soupçonne un « truc », un « béguin naissant », « une « envie de b... » stoooooooop envers Orlando, beau mec barbu, bronzé et libre... Mais cela ne nous regarde pas. Mais on aimerait bien savoir quand même 😊Bref !

Retour sur Terre. Il pleut.
J’espère vous avoir bien transportés. J’espère vous transporter bien.

Lecture :
Quartier nègre de Georges Simenon (1935).
Un français débarque au Panama avec sa femme. Il doit poursuivre sa route pour prendre la direction d’une société en Equateur. La société étant déclarée en faillitte, il n’a plus un rond et se trouve bloqué entre Colon et Panama City. J’aime bien lire des livres d’écrivains du pays où je me trouve. Il n’y en a semble-t'il pas de formidable au Panama. L’histoire s’y déroule et je comprends parfaitement les lieux, malgré que ce soit d’une autre époque. Les expatriés sont bloqués dans un pays inhospitaliers. S’ils n’exploitent pas les autres, ils ne font pas long feu. La ségrégation raciale est forte. Les américains sont dans leur monde. Je m’y retrouve...